Durant la grossesse et à la naissance, le placenta s’assure de la survie de la mère et de l’enfant. Il agit comme barrière pour protéger le fœtus des bactéries et entités qui pourraient lui être nocives et contre la plupart des molécules étrangères. En tant qu’organe de synthèse, il utilise et produit de la gonadotrophine, de l’œstrogène, de la progestérone et de la relaxine. Les hormones secrétées par le placenta contrôlent les contractions utérines, font de l’utérus un environnement idéal où le bébé peut se développer, et préparent le corps de la mère en vue de l'accouchement et de l'allaitement. Ces hormones préparent aussi la lactation chez la mère, s'assurant donc aussi de la survie du bébé après sa naissance.

Le placenta a la propriété de choisir et de transporter les nutriments nécessaires à la formation des tissus du bébé. Il sélectionne des éléments dans le sang de la mère, et les envoie au fœtus. 

Côté foetal du placenta

Côté foetal du placenta

Cet organe a aussi le rôle, d’«avocat du bébé». Il a la faculté de manipuler le système de la mère pour le bénéfice du fœtus. Il utilise un système d’hormones pour faire toutes sortes de demandes à la mère, comme par exemple de faire diluer son sang, ou de lui envoyer des éléments particuliers dont le bébé aurait besoin.

Le placenta lui-même pèse environ une livre, fait la taille d'un gros béret et rappelle un peu un arbre violet, rouge, bleu et blanchâtre. Du côté bébé (appelé côté foetal), le placenta est lisse et lustré, avec le cordon ombilical bien enraciné, habituellement au centre. Du côté maternel, celui-ci rappelle de la viande, avec une surface spongieuse qui est attachée à la paroi utérine.